Quand travailler son référencement lors de la création de son site ?
Une grande question se pose lorsque l’on commence à créer son entreprise et son site : quand faut-il commencer à s’intéresser au référencement ?
Deux écoles existent, la première vous conseillant de travailler votre SEO une fois le développement du site fini et le site en prod.
La seconde école est de travailler son référencement au plus tôt.
Bien qu’attendre le lancement du site permettra d’avoir un (maigre) recul, je préconise de mon côté de travailler l’optimisation et l’organisation du site en vue d’un bon référencement au plus tôt.
En effet, lorsque l’on créé un site, il y a une problématique de ROI : comment faire que son site s’auto-génère et soit rentable ?
L’intérêt de travailler son référencement dès le début du projet, est de mieux structurer celui-ci dès le début.
En effet, je pense qu’avoir du recul, qui peut être amené par des conseils extérieurs, permettra d’éviter de perdre de longs mois ou de l’argent à faire des développements anti-SEO, ou mal coordonner ses forces.
En effet, en travaillant son référencement avec une stratégie et un suivi réel derrière, cela permettra :
- De gérer au mieux les développements pour aller à l’essentiel
- Coordonner les forces du projet : faire les bons investissements éditoriaux, bien coordonner les besoins éditoriaux, la gestion de la rédaction (combien d’articles a-t-on besoin, quels seront les mises à jour à réaliser, et quelle audience viser par article, …)
- Cela évitera notamment de griller de l’argent et de l’énergie à travailler le site d’une manière avant de se rendre compte qu’on s’est trompé (développements à refaire…)
Pour finir, je dirai aux créateurs d’entreprise que la stratégie de référencement est une chose bien plus globale que la seule optimisation technique, mais qu’elle doit être pensée dès la mise en place de la stratégie du projet.
Néanmoins, il n’est jamais trop tard pour rattraper une erreur, et même si le SEO a été délaissé ou est à la peine après plusieurs mois ou années d’activité, il sera toujours possible de mettre en place la stratégie SEO : même s’ils sont tardifs, Google saura tenir compte de vos efforts et les "récompenser".
Par ailleurs, avant toute chose, il faut vous demander si vous avez réellement les compétences pour travailler votre référencement en interne, ou si vous allez piétiner pendant des mois voire des années, du fait d’un manque d’expérience, ou de compétences trop restreintes dans le domaine. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à s’entourer d’un expert en SEO qui vous guidera dans votre stratégie SEO.
Vous pouvez me contacter par email : sdechezelles@gmail.com si vous êtes intéressés par un audit gratuit de votre site, ou mes services de conseils en référencement.
Quel est le futur de Google ?
Histoire de Google :
Google a été lancé en 1998 et était à l’époque un "simple" moteur de recherches, basé sur un concept de robot parsant toutes les pages web, pour les étudier, notamment les liens sortants et entrants.
Rapidement, le moteur a innové par la qualité de son algorithme notamment grâce à son fameu Google Bots qui était pourvu du concept de PageRank, analysant les liens entrants et sortant des pages, le tout avec un algorithme de plus en plus complet, qui a dépassé le milliard de pages indexées dès 2000, bien avant ses concurrents.
Le moteur qui a débuté dans un garage a entre-temps levé 25 millions de dollars dès juin 1999, et a continué sa croissance pendant des années, aux USA puis en conquérant une bonne partie des pays de la planète.
En parallèle, dès 2002, Google a commencé à diversifier son activité par une solution permettant connecter à leur réseau informatique afin de bénéficier des fonctions de recherche sur les documents des entreprises.
Ensuite, Google a lancé Google News, puis en 2004 le réseau social Orkut, qui n’a pas très bien fonctionné sauf au Brésil et en Inde. Dans le même temps est sorti Gmail en version béta.
Petit à petit de nouveaux services sont sortis : Google Analytics pour analyser les statistiques des sites, Picasa pour héberger des images, Google Maps, … le tout étant toujours financé par la publicité.
En parallèle, dès 2006, Google s’est lancé dans une salve de rachats : Youtube pour 1.65 milliards, Doubleclick pour 3.1 milliards (régie publicitaire), Postini pour 625 millions…
Le lancement des smartphone a permis à Google de lancer son propre OS (Android), quelques temps après son navigateur, Google Chrome. Android qui est financé par la publicité qu’il dégage (encore), a rapporté plus de 1 milliard de CA à Google en 2010, et ce nombre devrait croitre de manière exponentielle dans les prochaines années.
Le Futur de Google :
Après cette introduction, l’on peut voir que Google a bien ficelé son business.
Aujourd’hui Google est numéro 1 des moteurs de recherches aux USA et en Europe, mais encore en po dans certains de pays en développements ou d’autres moteurs ont créé des moteurs de qualité : la Russie avec la domination de Yandex, la Chine, …
Evolution de l’audience de Yandex.ru et de Google.ru d’après Alexa :
L’on peut clairement voir que Google rattrape Yandex en parts de marché, comme ça a été le cas dans de nombreux pays, tel le Brésil, ou Google a acquis récemment la première place.
A moyen terme, le CA publicitaire de l’empire Google devrait connaître des hausses de plus en plus limitées, car Google ne pourra indéfiniment créer de nouveaux services pour capter les internautes, sachant que la croissance du nombre d’internautes ralentit année après année dans les pays développés. On peut donc penser que le CA publicitaire, de 29 milliards en 2010, et la croissance a fortement ralenti ces dernires années.
En parallèle, Google doit faire face à Bing (voir notre article sur la qualité de l’algorithme de Bing en France), qui a gagné quelques parts de marché aux USA, même s’il est toujours à la peine en Europe.
C’est pourquoi Google semble commencer à réfléchir à des diversifications dans d’autres domaines que des business autours de la publicité, intensifiant ses rachats, notamment dans les énergies vertes, dans lesquelles le moteur a investi plus de 700 millions de dollars, dont plus de 300 millions ces dernières semaines.
On peut donc penser que d’ici 2020, Google aura développé d’autres business hors du web et de la publicité, ou elle réalisera entre 20 et 40 % de ses ventes, et ce, par le biais de rachats, en profitant de sa forte marge et de sa trésorerie élevée.
Voila quelques rumeurs de projets de Google :
- Lancement dans le marché de la presse publicitaire ou dans la télé : je pense que même si Google a eu quelques soucis, la direction pense à ce projet
- Développement dans les réseaux sociaux : comme le dit Eric Schmidt, ex PDG de Google : "On s’est planté" : Google réussira-t-il à battre Facebook, je ne pense pas, mais peut-être se faire une petite place !
- Energies renouvellables : il s’agit du principal projet de diversification à moyen terme
- Recherche médicale : Google a participé à des projets pour étudier le génome humain, notamment. Il y a certainement une idée plus large derrière, sachant que Google dispose de la plus grande base d’ordinateurs au monde, et pourrait l’utiliser pour effectuer des recherches demandant beaucoup de ressources, ce qu’un laboratoire médical ne pourrait faire sans investir des milliards
- En parallèle, Google va faire en sorte de développer au maximum son apport publicitaire : augmentation de la qualité des visiteurs envoyés, pénaliser les concurrents génants (tel les agglomérateurs et les comparateurs de prix touchés par la mise à jour Panda)… et intégrer de nouveaux services au moteur, pour générer un maxiumum de CA par la publicité.
Comment voyez-vous le développement futur de Google ?
Chute de trafic sur Google Trends
Depuis quelques semaines, l’on assiste à une nette chute de trafic sur Google Trends : les sites français ont ainsi "perdu" entre 40 et 60 % de leur audience depuis cette source.
Certains ont même été jusqu’à évoquer que cela était les débuts de Panda en France, ce qui n’en est rien, et le bug semble le même en Allemagne et Italie, au UK et aux USA, comme le montre la courbe de Google Trends concernant tous les sites Amazon, évolution absente de tous les autres outils de mesure d’audience hors Google.
L’on peut voir que cela touche Google Trends for Website, mais pas les résultats Google Trends par mots clefs, qui connaissent des courbes "classiques" sur le même outil, Google Trends.
En analysant mieux cette baisse, l’on peut voir des catégories plus ou moins touchées : Facebook et Wikipedia n’étant pas impactés, tout comme les sites de jeux flash, qui ont des durées de visites plus longues, et plus de visites de notoriété, ou hors moteurs de recherches.
L’on peut voir que les autres moteurs de recherches, tel Ask.com, ou Bing.com ont leur courbes, qui correspondent à celles d’Alexa, ce qui démontre que les changements ont été fait de manière bizarre et semblent inexplicables.
Y a-t-il un rapport avec Google Panda ?
Une chose étonnante : la première baisse semble provenir, dans tous les pays, vers fin février, alors que Google Panda est sorti le 24 février, il y a donc une coincidence !
L’on peut se demander si l’objectif de Google n’est pas de cacher l’impact de Panda dans ses outils par ce biais, et ainsi éviter les dossiers à charge que pourraient faire les sites impactés, qui pourraient ainsi intenter un procès à Google ?
Je pense que cette chute montre, une fois de plus, que l’outil Google Trends for Sites n’est pas fiable et que le seul outil pour suivre l’évolution de ses concurrents de manière fiable est Alexa.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Evolution des parts de marché de bing
Bing a été lancé en France en mai 2009, remplaçant MSN, ce moteur étant aussi développé par Microsoft.
A son arrivée, Bing était crédité de 2,7 % de parts de marché d’après le baromètre Xiti, face à un Google déjà archi-dominant avec près de 90 % de part de marché. Le reste étant partagé par d’autres acteurs tel Yahoo (2.5 % de parts de marché), AOL, Orange, etc.
Depuis lors, Bing n’a jamais réussi à décoller en France, malgré un important investissement pour améliorer son algorithme, connaissant une stagnation jusqu’en mai 2010, époque ou Yahoo avait connu une nette chute, pour baisser à 1.8 % de parts de marché.
Plus récemment, le moteur Bing a été officiellement lancé en France, à grands renforts médiatiques le 1er mars.
L’ensemble des investissements a permi à Bing de monter à 3.6 % de parts de marché, contre 1.4 % pour Yahoo, tandis que les autres moteurs secondaires ont connu de nettes baisses de parts de marché dernièrement, et sont tous en-dessous de 1 % d’audience !
Pourquoi Bing n’arrive-t-il pas à s’imposer en France ?
Il est clair que Bing est à la peine en France, quand Bing + Yahoo (le moteur de Bing a été déployé sur Yahoo aux USA) disposent tout de même de 30 % de parts de marché aux USA, ou Google n’a jamais réussi à être archi-dominant et culmine à "seulement" 65 % de parts de marché.
Il apparait que Bing est en retard au niveau de son algorithme et affiche encore prioritairement les sites ayant le nom de la recherche dans son nom de domaine, sans savoir vérifié s’il est à jour (exemple de l’Ipad 2), et indexe fortement Wikipedia.
Par ailleurs, dans la requête, malgré ses partenariats pour améliorer son contenu local, Bing semble mal réussir à interpréter le problème des quantité de contenu et de lieu géographique : sur la requête "Covoiturage", Bing intègrera un site suisse, l’un dédié aux Alpes-Maritimes et un sous-domaine qu’à réalisé Covoiturage.fr pour un de ses partenaires (Marmara).
Dernière abération, sur la requête covoiturage, Covoiturage.fr dispose même d’une box avec le lien vers …. le numéro de téléphone du service client du site + un résultat Wikipedia (second), qui est très bien indexé sur Bing, sur des requêtes ou l’intérêt de Wikipedia est faible type "cinema".
Dans les sujets d’actualité, exemple "DSK", Bing continue à indexer des sites tel des sites de soutien à la candidature de DSK, un Skyblog ne parlant de la star et non mis à jour depuis 6 mois, un site en Allemand et quelques rares sites d’actualité, contrairement à Google.
Problème de l’algorithme de Bing !
Pour conclure cette étude, l’on peut voir que Bing a un algorithme un cran en-dessous de Google, et n’est donc pas une menace à moyen terme pour le moteur de Montain View, même si les résultats de Bing sont d’un meilleur niveau aux USA.
Je pense qu’il faut ainsi surveiller Bing dans sa stratégie SEO, sans considérer trop d’importance à ce moteur qui pourrait connaitre un sort tel le Zune ou Windows Phone, à la traine face aux produits concurrents.
Face à Google, plusieurs firmes pourraient décider de créer leur propre moteur de recherche, pour toucher la manne publicitaire : Facebook et/ou Apple, qui finiront certainement par se sentir à l’étroit dans leur marché mais d’ici-la Google peut dormir tranquille !
30 juin 2011
